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Par Robert Mendibure – 12 juillet 2017

Dans un entretien accordé à notre journal le jeudi 6 juillet dernier à son bureau au Rond-Point des Champs Elysées à Paris, le sénateur Serge Dassault nous a fait part de sa décision de ne pas se représenter aux prochaines élections sénatoriales et dresse le bilan de ses années de mandat de sénateur. Les propos ont été recueillis par Robert Mendibure.

Le Républicain : Monsieur Dassault, avez-vous pris une décision pour les prochaines élections sénatoriales ?

Serge Dassault : Après avoir mûrement réfléchi, j’ai pris la décision de ne pas briguer un nouveau siège au Sénat malgré les nombreuses sollicitations de mes amis dont j’ai acquis la confiance depuis des dizaines d’années en Essonne

Le Rép : Pourquoi cette décision ?

Serge Dassault : J’ai beaucoup d’activités industrielles. Depuis 40 ans, je me suis mis au service de l’Essonne et des Essonniens, d’abord en tant que maire de Corbeil-Essonnes durant 12 ans, puis aujourd’hui en tant que sénateur et conseiller départemental.
J’ai fait, bénévolement, un travail considérable pour tous les habitants de l’Essonne. Je pense maintenant qu’il est bon de passer la main.

Le Rép : Quels souvenirs tirez-vous de vos expériences sénatoriales ?

Serge Dassault : Le Sénat m’a passionné. La rédaction des rapports qui m’ont été confiés à la commission des Finances et mes nombreuses interventions en séance publique m’ont permis de défendre mes idées et de les faire progresser. Le sens de mon engagement a toujours été tourné vers le rétablissement de l’équilibre
budgétaire de l’Etat, la relance de la croissance et la baisse des impôts par la mise en place d’une scalité à taux constants ou encore la réduction du chômage grâce à la exibilité de l’emploi. Par souci constant d’améliorer le niveau de vie des salariés, j’ai déposé une proposition de loi pour mettre en place une gestion participative dans les entreprises et augmenter la participation des salariés aux bénéfices. Ce mandat m’a toujours passionné !

Le Rép : Quel est votre meilleur souvenir ?

Serge Dassault : Au Sénat, j’ai sauvé, par deux fois, l’indépendance de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Essonne. Sur le terrain, j’ai créé le plus grand port céréalier d’Ile-de-France à Corbeil-Essonnes. En 2004, j’ai eu l’honneur, en tant que doyen, de présider la séance d’ouverture des travaux parlementaires, comme mon père l’avait fait à l’Assemblée.

Le Rép: Quelle a été votre action pour le département ?

Serge Dassault : J’ai parcouru pendant des dizaines d’années toutes les communes de l’Essonne. J’ai visité et revisité ces villes, j’ai noué avec les élus des relations d’amitié qui perdurent bien au-delà des tendances politiques et je me suis concentré à résoudre les problèmes qui m’étaient soumis, parfois avec succès.

Notre département est en profonde mutation, les problèmes sont de plus en plus complexes. Soyez assuré de mon total engagement pour continuer à travailler au Conseil départemental où je préside la commission des Finances.

 

Le Républicain