Tout a commencé en janvier 2012, lorsque Hervé Courte, Directeur Général de la Coopérative agricole Ile-de-France Sud, est venu voir Serge Dassault pour trouver un terrain permettant de réaliser un nouveau port céréalier.

L’objectif était d’augmenter les capacités de chargement, sur les péniches, des céréales produites en Essonne. Serge Dassault proposa donc de déplacer le port Saint-Nicolas de Corbeil-Essonnes qui ne suffisait plus et qui provoquait trop de nuisances pour les riverains.

Après plusieurs réunions avec les services de la Communauté d’Agglomération Seine-Essonne, le Syndicat Intercommunal d’Aménagement, de Réseaux et de Cours d’Eau (SIARCE), la Coopérative Agricole Ile-de-France Sud et Ports de Paris, Serge Dassault proposa un terrain à la sortie de la ville de Corbeil-Essonnes.

Port-Cerealier

Situé quai de l’Apport-Paris, à proximité immédiate de la Francilienne, ce terrain a permis d’installer un nouveau port sans provoquer de nuisances pour les habitants.

L’infrastructure est entrée en activité le 10 avril dernier et permet d’accueillir des bateaux allant jusqu’à 1.350 tonnes. Une passerelle enjambant la route assure le transbordement des céréales directement dans les péniches. 

Cette opération constitue un atout considérable pour les céréaliers de l’Essonne, leur permettant ainsi de développer l’exportation vers le nord de l’Europe, comme par exemple pour le transport du blé et de l’Orge jusqu’en Allemagne, pour la fabrication de la bière.

Depuis le 1er juillet, plus de 29 500 tonnes de céréales ont déjà été chargées sur les péniches. A terme, ce sont près de 600.000tonnes de céréales qui transiteront chaque année par le nouveau port de l’Apport-Paris, contre 100.000 tonnes qui étaient auparavant chargées sur le site Saint-Nicolas. Corbeil-Essonnes deviendra ainsi le premier port céréalier d’Ile-de-France. 

Le transport fluvial a également l’avantage d’enlever du réseau routier des milliers de poids-lourds. A Corbeil-Essonnes, c’est plus de 12 000 camions qui ne rentreront plus dans la ville chaque année, ce qui représentait des nuisances et de nombreux désagréments pour les riverains.