Le futur schéma régional de coopération intercommunale, prévu par le gouvernement, impose aux agglomérations de l’Essonne de fusionner entre elles pour former des ensembles d’au moins 200 000 habitants, sans aucun accord préalable des agglomérations concernées !

J’ai régulièrement alerté les pouvoirs publics sur les conséquences dangereuses pour notre territoire :

La mutualisation des dettes obligera de nombreuses communes à augmenter leurs impôts locaux pour payer les dettes des communes mal gérées !

Ce projet remet aussi en cause le vote des électeurs lors des dernières élections municipales : les décisions seront prises ailleurs, au sein d’une assemblée où les élus des communes concernés seront souvent très minoritaires.

L’éloignement des centres de décision aura également de lourdes conséquences sur le cadre de vie des habitants. La majorité des communes, concernées par ce plan de redécoupage en Essonne, tiennent, au contraire, à rester des agglomérations à taille humaine, pour être plus proche des habitants et plus efficace au quotidien.

Je m’oppose fortement à ce nouveau schéma régional mis en place par le gouvernement socialiste. Préalablement à la fusion de plusieurs agglomérations, l’accord du conseil communautaire de chacune des communes concernées devrait être obligatoire ! Il s’agit de rétablir l’état de droit qui prévalait en application de la loi relative aux libertés et aux responsabilités locales du 13 août 2004.

Cela permettrait d’éviter que les fusions entre agglomérations soient l’occasion de « mariages forcés » entre des ensembles qui ne souhaiteraient pas s’unir autour d’un projet commun de développement qui ne leur conviendrait en aucune manière.