Le jeudi 19 septembre avait lieu le vote au Sénat sur le projet de loi interdisant le cumul des mandats électifs. Les sénateurs, toutes étiquettes politiques confondues, ont adopté le texte par 208 voix pour et 107 contre, mais en apportant deux modifications majeures au texte promu par le Ministre de l’Intérieur Manuel Valls : ils se sont exclus du dispositif contre l’avis du gouvernement, et on interdit aux sénateurs comme aux députés de cumuler leur indemnité parlementaire avec une indemnité correspondant à un mandat local. « Le cumul des mandats n’est pas le cumul des indemnités« , ont expliqué plusieurs orateurs, à l’instar de Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier Ministre et Vice-Président du Sénat.

Ce vote est tout à fait conforme aux convictions de Serge Dassault. Le cumul des mandats permet un meilleur ancrage des parlementaires sur le terrain, une meilleure connaissance des problèmes locaux, une meilleure transmission des attentes des circonscriptions vers le Parlement, et une plus grande proximité avec les citoyens. Contrairement aux députés qui représentent la Nation, les sénateurs doivent détenir des fonctions exécutives locales, car le Sénat représente les collectivités territoriales, dont les élus sont les Grands électeurs des sénateurs.

Néanmoins Manuel Valls a conclu à sa manière le débat devant les sénateurs : «Quel que soit le vote qui sera le vôtre, ce texte sera adopté en dernière lecture à l’Assemblée